voyage

Vendredi 23 octobre 2009
Par katia jaeger
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Vendredi 16 octobre 2009
Ils sont nombreux et très joyeux ! ...





Un peu de solaire dans le polaire

Beatriz Milhazes




Par katia jaeger
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Jeudi 1 octobre 2009
M.Mlaponi
zèbre • Tanzanie • 2008
Peinture émaillée sur bois



Par katia jaeger
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Vendredi 4 septembre 2009


C'EST CERTAIN qu’on ne peut pas être dans l’état permanent de l’émerveillement.

Ce serait triste !


Il me semble que ça faisait longtemps que je n’avais pas rencontré la fulgurance d’une ligne, d’un mot, d’un sens, d’une image, d’un son, d'un regard, d'un rire du monde. D’une sensation à accueillir, à partager / la liberté de l'intime à l'anonyme mêlés.


Précipités que nous sommes, à notre insu, de plein gré, dans l’art de plaire, de minauder, de maniérer sa pensée, son style, d’en être sceptiques, contrits ou séduits, exaltés ; rarement surpris ou étonnés.

Précipités dans l’urgence de l’émotion, affamés, exagérés ; orphelins de satiété.


toujours cette image quand je boucle les valises à faire le vide :

image d’une fête foraine, des bruits, des couleurs, des rires, des pleurs, des odeurs, des rencontres forcées à l'enfance, aux saveurs d’un bonheur consumé.

Des manèges qui tournent trop vite, trop fort jusqu’au cœur qui vomit.


Alors, il y a eu le paysage des Cévennes, sauvage et digne où la vanité du monde s’éteint. Le chahut dehors / dedans s'écrase net. Pas même l'écho de son bruit au lointain. Même si peu sépare le terrain connu de la terre inconnue.


Quelque chose de dur, dense et beau, sans répondre à un décor aimable. Un paysage porté, élevé tout cru par l’histoire de sa terre, de son peuple dans le secret des chagrins et des colères qui ne coulent guère. Le portrait d’une nature insoumise.

Une austérité trouble, de troublante sensualité, presque extrême.


Une rivière, belle verte qui fait la peau douce, qui sent bon, des sentiers qui mènent aux grottes, aux mines, aux maquis.

On comprend dans cette terre rude le cortège de la vie pour l’existence. Le peuple est peu disert de lui, accompagne le silence de l’autre et partage ses rires. Les morts sont présents, la mémoire honorée en silence dans les bras d’un jardin.

Pas d'ombre accessoire, aucun mur pour l'oubli.


Les nourritures sont savoureuses, polies de la main d’un orfèvre, par langueur de temps. On peut y vivre nu, on peut s’y abriter, on peut regarder le ciel, en entier.

On peut tout oublier, se souvenir de tout juste après.


Vénus, l’étoile du Berger, plus grosse que nulle part ailleurs …


Une transhumance un soir, la beauté d’un orchestre au lointain, la rencontre avec Annie, cette femme de belle quarantaine, la bergère, qui a décidé de son destin à la tendresse des deux cents têtes de son cheptel. Une vie inouïe, la belle étoile, là-haut, même par moins au zéro. Au loin, au plus près. Passionnée, aucun sacrifice, pas de remords, pas de regrets. Une belle rencontre. Tout ou Rien, ligne de force sans compromis.


Un ciel d’orgueil, bleu, plein, fort et chaud. La rencontre de deux Titans, la force océanique et le souffle de méditerranée. A se chahuter amoureusement.


Chercher l’intrus, un scolopendre, une scolopendre, une salamandre, un scaphandre.


Recevoir le cadeau de cailloux somptueux. Des cœurs partout d’ardoise, de quartz blanc, de mica, de schiste, d’argile antique roulé depuis le fond des âges.


Rire avec l’amie Anne, belle grande liane aux yeux azur, au hasard d’un émoi instantanément excavé de nos quinze ans à la vue d’un beau jeune homme (j’y reviendrai !) dans la rivière, tandis que nos enfants jouaient et nos hommes s'amusaient au bord de l'eau ...


Un séjour long et plein dans le creux des Cévennes. Revenir baptisés d’une eau suprême, lavés de nous-mêmes.


Et cette phrase, un matin, sur la terrasse « avant on contestait la consommation, aujourd’hui on consomme de la contestation », extrait de « Mort aux cons » de Carl Aderhold que lisait mon homme.


Rire. Vivre et rire et c’est déjà pas si mal.

C'étaient les vacances dans le secret du Gard.


Si comblée d'y avoir rencontré ma faim.

Retrouver le goût, la vue, le toucher.


C'est certain qu'on ne peut pas toujours vivre dans la permanence de l'émerveillement, mais l'envie de s'en rapprocher constamment lui tient la main.

 


Par katia jaeger
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Jeudi 6 août 2009


Par katia jaeger
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Lundi 25 mai 2009
Par katia jaeger
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Jeudi 21 mai 2009

  • Partir marcher dans les alpages
  • prendre les sentiers aux griffes mordantes
  • aux cailloux qui nous dérapent sur leur dos

  • prendre l'air trop pur comme la claque qu'on mérite
  • pour ce qu'on a dit de con, ce qu'on n'a rien fait

  • pour ce qu'on vient de commettre
  • à mot dire
  • à force de vouloir taire
  • ne sachant pouvoir mentir, ni mieux faire

  • se rouler dans la tendresse d'une herbe molle
  • écouter les rires d'une cascade
  • le lamenter les genoux sur un pont de singe
  • se cacher dans une cabane
  • y dormir sous les étoiles


  • réveil engourdi au matin
  • en roulis dans les draps de lune
  • les cheveux emmêlés, les yeux froissés
  • nids de crin aux noeuds de brume
  • écouter chanter le bois sous chaque pas
  • sentir l'odeur du café
  • le goût des brioches, celui du thé

  • prendre la petite fille entre ses bras
  • lointaine antique qui ne meurt pas
  • qui parfois revient, trop sage & mille bêtises
  • serrer son fils, le dernier, contre sa chair de vieille enfant


  • se confesser à une vache
  • un ruminant pour écoute,
  • un bovidé pour égal

  • se rappeler qui l'on est, d'où l'on vient
  • dans ses grands yeux de vains partages
  • la remercier des bienfaits de son indifférence
  • penser à demain
  • penser les autres,
  • tous et chacun
  • en prendre grand soin

  • aux amours, celui qui fort étreint
  • le désir de serrer plus fort encore

  • oublier, aussi, en chemin
  • se rappeler qu'il faut se perdre,
  • revenir sur ses pas
  • se retrouver plus loin

  • à l'envers, à l'endroit
  • se prendre la main
  • se rappeler que le Temps n'existe pas
  • c'est l'invention des Ennuyés
  • le lamento des ennuyeux

  • le Temps n'existe pas
  • en tout cas, pas comme on croit

  • dix huit heures au matin
  • minuit en plein midi
  • un zénith ardent en plein hiver
  • mourir à la naissance de l'âge de cent ans

  • ne dire adieu à rien
  • poursuivre l'espoir païen
  • sans hâte, entêté

  • "à l'impossible nul n'est tenu"
  • les peurs limitent, éduquent
  • nous dépassent, nous devancent,
  • nous connaissent, nous propulsent
  • en confiance, qu'elles agissent !

  • partir grimper sur la montagne
  • en pointillés, en continu
  • prendre les sentiers aux bras aimants
  • aux promesses qui nous ressemblent

  • et n'en avoir pas de crainte




Par katia jaeger
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Jeudi 16 avril 2009


Nuke


bon voyage



Par katia jaeger
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Lundi 16 mars 2009

Le Tango Funèbre / Jacques Brel

"... et trouvent indécent de ne pas mourir au printemps
quand on aime les lilas ... "


Par katia jaeger
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Samedi 14 mars 2009



alors voilà, c'est l'histoire ...

... puis, il y eut quelques péripéties en chemin
O ! et puis des mésaventures plus loin.

Un gros suspense, aussi, des longueurs de silences
des absences aux planches

Une technique en rébellion, des urgences en contagion
Des imprévus, des dates empilées, des surprises

printemps, été, automne, hiver
quatre saisons...

Et puis voilà que reviennent,
' reviens
et O ! Tiens
jamais finir d'en finir
ce serait trop simple

O ! Puis si
O ! pis non...

et voilà que
mais ... ?
si, si !

Juste un magicien, encore
l'harmonie native du bout de ses doigts
faire s'évader, s'évanouir / de sa main quelques aberrations
quelques caillasses qu'aura laisées Poucette en chemin


Dame Nad, tu peux encore me taquiner
mais ne pars pas trop trop, ni trop loin
tu pourrais recevoir fort tôt et néanmoins tout proche
l'extraordinaire quête dans ta boîte !



et Ma Ju tout chose d'un bonheur ému
ou pas !

que l'attente aura encore grandie en mille sagesses
c'est sûr !







Par katia jaeger
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