Etzivakibarum

plénitude

3 Septembre 2012, 07:56am

Publié par katia

 

 

Partir un peu loin, mais pas trop.

Où il faut pour le plein d'un bon vide.

Ce pays ressource, mon berceau de racines depuis trente ans

que je redécouvre à chaque fois comme si à chaque fois j'y naissais ; femme, mère, pleine, entière.

 

La nature généreuse, le soleil amoureux. Des rencontres, l'amitié.

Ecrire, beaucoup, rire beaucoup, dormir bien. Lire tout ce qui bouge d'entre les lignes.

 

Face au lent crépuscule, l'horizon incendié tel un tableau de Rotko, Max évoque la gentillesse de Billy Goldenberg  qui lui a joué son portrait aux notes d'un piano.

Notre tendresse commune pour ces jazzmen de la très grande classe seventies. Compositeurs de nos souvenirs.


Le chant de l'eau, les couleurs, les saveurs, le choeur volant des hirondelles, le murmure des confitures, les étoiles en cerf-volant, plus orgueilleuses les unes que les autres de leur beauté céleste.


Chaque instant, une peinture.

 

La vie s'écrit en deux mots.

Elle s'applique à dessiner chaque lettre de ses rondeurs quand on lui offre la lenteur du temps d'être.

 

Puis, doucement le chemin du retour.

 

Hier, vers dix-sept heures, dans une prairie, une trentaine de colombes.

Leur envol, orchestré par une militaire harmonie.

L'une d'elle s'est détachée de l'ensemble, venue vers moi ailes déployées

- peut-être pour que je vérifie ce qu'elle était !

 

C'étaient des colombes, oui ...

 

La vie en deux mots dans lequel un autre s'étire.

Le bonheur. Simple et immense, sans abstinence.

 

Nous vivons les plus belles années de notre vie.

 

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Père & Fils avec les chapeaux de Papi.

11 août 2012

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