Etzivakibarum

Pandemonium Symphony

17 Juillet 2011, 15:52pm

Publié par katia jaeger

Traverser le miroir, lui crever les yeux. Ne croire en aucune figure, aucune idole.

Sur le chemin 'spirituel' de la quête d’absolu, il n’existe que l’Homme, son ombre et son double, nus.

 

Bannir les icônes, ignorer les dévots, les soldats du chaos, qui piègent et emprisonnent, ne résonnent que le plein du creux. Cancres dressés à l’aveugle, écartez-vous.

Taisez vos réquisitoires d'inquisition.

Voyez là-bas vos terres gelées, hâtez-vous de vous y célébrer.

Déguerpissez.


Tutoyons les encres libres, qu’entre nos doigts coulent les ancrages, faire de nous des enfants un peu dignes. A l’axe vertical, vertébral, [que] nos mémoires réunies nous rappellent le premier pas que nos âges ont fondé.

 

Refusons de croire aux chants des puissants, sirènes avides, chimères délétères.

A peine louées qu’évaporées, poreuses aux rapines.

 

Combien de prétendants candidatés pour les Présidentielles ?

Combien sont réellement motivés à la rigueur professionnelle ?

Seul compte l’Homme, son multiple.


Refusons, des causes qu’ils défendent, ceux qui les abîment. Refusons même ce terme de ‘tolérance’ ; sa condescendante ironie. Ce/ceux qu'on tolère tolère/nt-il/s qu'on le/s tolère ?

 

Tiens, un pigeon vient à l'instant de se prendre le platane ...

Aïe !

 

Moquons nos sociétés qui punissent les femmes qu’ils ne sachent encore, eux, dompter leur pénis. Raillons ces mères et pères de ne les avoir pas éduqués, de mépriser leurs filles. Hurlons partout, sans cesse, encore, qu’il n’existe nulle fatalité, aucune loi d’un moindre droit qui puisse encourager, se satisfaire d'un sacrifice.


Cessons de dire que le meilleur combat est la lutte contre l’injustice.

C’est aussi vrai que d’enfoncer une porte ouverte.

La justice existe. Pas toujours celle des lois, mais celle des Justes résiste.

Une minorité ne s’éclaire guère en son refuge communautaire.

L’Homme, son double, son ombre n’ont rien à justifier d’être unique au multiple.

 

Il n'existe aucune obéissance à devoir plaire au plus grand nombre.

Existons, en grand. Cessons donc de nous plaindre, d'être si pingres.


On se fiche bien pas mal que tu sois / que je sois noir, jaune, rouge, juif, chrétien, musulman, maigre ou gras, homo- ou hétéro-, riche ou pauvre, aveugle, sourd ou muet. Petit ou grand, jeune, vieux, de gauche ou de droite, laid ou beau.

On aime qui tu es et non ce qu'ils font de toi.

Cesse donc de te (nous) mépriser à l’hospitalité de tes tyrans.

Ça devient fatigant.

 

Cessons de croire, d’écouter, d’être gavés ci et là de tout et de n’importe qui par le n’importe quoi ; des bons sentiments aux plus sombres, des nobles causes aux pires qu’elles soient.

 

Taisons les appeaux à Trolls d’où que vienne le son.

Bon, ben, voilà