Erzavkabum

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savoir est un pouvoir

Publié par katia sur 25 Novembre 2012, 16:59pm

Catégories : #instant entre deux moments

Une 'Journée' est toujours anecdotique, et cependant c'est l'occasion de sensibiliser sur les sujets qui dérangent, notamment celui-ci.

Le viol.   

Ce prédateur, c'est un médecin, un père, un parent toxique, un mari violent, un ami, un proche, un camarade de classe, un voisin, un inconnu. Pour eux, ce n'est pas un viol mais un jeu, ou un droit et parfois l'individu exprime à sa victime que c'est, pour elle, un honneur. Certains comprennent aussi le refus comme "une invitation", imaginent un jeu érotique, s'en excitent, même jusqu'au drame.

Il y a un tragique problème de langage, de compréhension.

Un vrai problème de civilisation.

Alors que se déroule dimanche la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes, le documentaire d'Andrea Rawlins-Gaston de l'agence Capa "Viol, elles se manifestent" lève le voile sur ce sujet tabou. Entre tabou et mépris, la loi reste relativement clémente quant au sort des violeurs, celui des victimes est épouvantable, puisque ce crime est encore considéré comme un simple fait de société.

Ce documentaire invite les victimes à parler, à ne pas rester dans le silence, à ne pas avoir honte. A briser la loi, toutes ces lois du silence qui entoure le viol, parce que ce fléau de société est honteux, tabou, allusivement moteur à blagues, tellement banal et quotidien sur le corps/le sort des femmes. C'est l'un des rares crimes où les victimes sont encore suspectes d'être coupables.

En France, 75.000 femmes sont violées chaque année, soit une toutes les huit minutes. Ce chiffre est pourtant loin de refléter la réalité puisqu'on estime en effet que seulement 10% des victimes portent plainte : "Ce sont des choses qui arrivent", "Tu l'as bien cherché" ou "Tu as vécu le rêve de toutes les femmes", etc.

 

Le documentaire tord aussi le cou à certains clichés qui voudraient que le viol soit une simple pulsion sexuelle d'un malade mental : "Selon les experts, seuls 10% des violeurs souffrent de pathologies psychiatriques", rappelle Clémentine Autain, victime d'un viol à l'âge de 22 ans . Elle pointe au passage l'absence d'une véritable politique dans l'accompagnement des victimes (elle est à l'initiative du Manifeste des 313). Pour l'écrivaine et scénariste Frédérique Hébrard, "il y a toute une éducation à refaire". Elle n'oubliera jamais cette phrase d'un ami : "Au fond, tu as vécu le rêve de toute femme."


Viol, elles se manifestent, dimanche 25 novembre 2012 à 22.25, France 2.

 

  Diverses sources

 


 

Ce sont aux parents d'expliquer à leurs enfants que nul ne dispose d'autrui / personne ne dispose de soi, de corps et d'esprit, sous la contrainte, la menace, l'emprise par la manipulation/séduction ; contre son gré. Que ce soit déjà en terme de mots, d'insulte, de blagues, comme en terme de gestes et plus. Densifier l'importance de ces droits fondamentaux avec, pour chacun, son rappel à la Loi ; du respect de soi, du respect de l'autre. La gravité des faits d'un viol n'est pas littéraire : elle est pénale.

Les autres pédagogues (enseignants, etc) ont également ce devoir d'information, relayé par l'éducation civique, par les textes classiques et d'actualité, par des débats collectifs, etc.

 

 

 

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L'éducation commence par (en) parler aux enfants, leur expliquer. Expliquer que ce prédateur s'attaque

à ce qu'il préfère de la plus faible des proies. Ce qu'il aime, ce qu'il croit.

Savoir est un pouvoir

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