Erzavkabum

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le coeur des hommes

Publié le 11 Juin 2013, 10:18am

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Peut-être est-ce l'âge qui confine aux confidences, aux ouvrances, aux délivrances,

aux partages de sens des belles choses du dedans.

 

J'ose imaginer un fort et doux changement d'ère.


Ces hommes, encore jeunes mais de nature vieillissante d'avoir été élevée en mâle dominant, porteurs aux larges branches ; natifs d'eux-mêmes, de nouvelles alternatives masculines, mieux humaines.

 

Chaque jour (presque) un homme s'ouvre et de lui s'ouvre l'enfant.

 

Et voici encore une belle rencontre avec l'un de ces hommes du silence, à travers un livre offert par mon amie du front de mer. Mon alter-K.


Les poissons ne ferment pas les yeux.


L'histoire de l'auteur qui à son âge d'archive, la cinquantaine, écrit sur l'âge de passage initiatique, d'avoir eu dix ans quelque part sur une île d'Italie.


Les yeux pleins de tendresse en lisant le coeur pudique d'Erri de Luca.


 

(...) "Je connaissais les adultes, sauf un verbe qu'ils poussaient jusqu'à l'exagération : "aimer".

Son emploi m'agaçait.

En sixième, la grammaire latine l'utilisait pour étudier la première conjugaison, avec l'infinitif en -are. Nous récitions les temps et les modes d' "aimer" en latin. C'était une friandise obligatoire pour moi indifférent à la pâtisserie.

"Aime", l'impératif, m'irritait plus que tout.


Au plus fort du verbe, les adultes se mariaient ou bien se tuaient. Le verbe "aimer" était responsable du mariage de mes parents. Ma soeur et moi étions un effet, une des étranges conséquences de la conjugaison. A cause de ce verbe, ils se disputaient, ils se taisaient à table, on entendait les mouches mastiquer." (...)

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