Erzavkabum

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la vie [XL]

Publié par katia sur 5 Novembre 2012, 13:52pm

Catégories : #up timisme

Cadeaux du lundi.

 

 

Digable Planets "Where I'm from" (1993)

 

Merci → A State of Mind

 

 

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Un très beau travail (de commande et d'intérêt personnel passionnant).

Et la rencontre accidentelle de ces mots de Maurice Blanchot en intime et fulgurante résonance,

sur la capacité à s'aliéner de croyances, de corvées coupables, de tragédies romanesques,

qui n'existent sans doute pas plus qu'elles aient un jour existé, en réalité.

On confond existence et pénitence.

 

 

 

 

 « Mais comment l’homme devient-il tragique ?

Et qu’y gagne t-il ?

On voit bien ce qu’il y perd : l’aisance, l’oubli, de doux malaises,

de fades plaisirs, une tendre inconstance, une nausée presque heureuse, pas de vérité et pas de mensonge

 

mais l’illusion de l’une et de l’autre, une vie mystifiée qui n’est pas une vie ?

Tout de même une vie d’apparences qu’on fait tout pour ne pas perdre. Mais l’homme tragique est celui pour qui l’existence s’est soudain transformé : de clair obscur elle est devenue à la fois exigence d’absolue clarté et rencontre d’épaisses ténèbres, appel à une parole vraie et épreuve d’un espace infiniment silencieux, enfin présence d’un monde incapable de justice et n’offrant que la décision de compromis, quand c’est l’absolue – et l’absolue seul – qu’il faut, monde inhabitable où il est nécessaire de demeurer.

Pour l’homme tragique, tout s’est en un instant durci, tout est affrontement d’incompatibilité. »

Maurice Blanchot
L'Entretien infini (1969)

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