Etzivakibarum

-tox?

19 Mars 2013, 08:36am

La télévision est le premier medium culturel accessible à tous. Les directeurs de programmes font alors ce qu'ils veulent en matière de 'choix'... Fleurissent de plus en plus les émissions de téléréalité, toutes plus invraisemblables les unes que les autres et l'audience fait florès. Un vrai festival.

 

En voici une dernière, dont on ne sait pas s'il s'agit de véritables tranches de vie ou si les personnages sont des comédiennes. Il faut en suivre une partie, une fois : ça vaut son pesant de gratons.

Pour que de telles émissions existent, c'est qu'il y a un public, déjà fait ou à créer ; et c'est là la question.


Ce format présente cinq femmes, françaises, qui vivent à Los Angeles, et dont la principale occupation à temps plein est leur personne-même et de cuire leurs "amies" au court-bouillon. Elles partagent le point commun d'une bouche refaite par un apprenti chirurgien, boucher repenti. (Férocement atroce.)

 

Le format les présente une à une.

 

Il y a Christine, 55 ans, d’origine belge qui est fan de décoration et divorcée.

Natalie, 44 ans, ancienne business woman, actuellement mère au foyer.

Karine, 38 ans, ex-hôtesse de l’air, mariée à un avocat américain. Elle est fan de chirurgie esthétique et adore organiser de grandes fêtes pour ses trois enfants.

Christina, la mère célibataire, au physique bimbo, qui s’occupe d’un centre d’épilation haut de gamme et qui rêve de trouver l’amour.

Ainsi que Soumaya, 47 ans (qui est la seule à être au naturel), une ancienne comédienne française d’origine marocaine qui est mariée à un réalisateur.

 

Ces femmes riches et dépensières passent leurs journées à faire des virées shopping chez les plus grands couturiers de la région, sans oublier les week-ends en jet privé et les soirées caritatives. Mais derrière cet univers on retrouve aussi des filles touchantes, sensibles et attachées aux valeurs familiales.

 

J'en ai suivi un quart d'heure, il faut le voir pour le croire.  

De gros doutes, quand même. Et, la seule qui semble avoir une autonomie financière (toutes sont mariées ou divorcées à de richissimes messieurs) resssemble à une fille à soldats des trottoirs de Barbès. C'est impossible que les femmes se maltraitent autant... Se fassent autant mal pour appâter le chaland.

 

En admettant que ce soit vrai..., ces formats nous rappellent que la "vraie misère" n'est pas forcément financière, ils nous rappelent le bonheur, le nôtre. Celui de vivre dans un milieu de respect, d'amour, de regards, d'égards, d'harmonie, qu'il est bon de savourer sans cesse. C'est le sentiment que l'on a en regardant l'existence glaciale, factice de ces dames, aucune d'elles ne semble vraie, réelle. Pas d'amour. Rien. Egarées dans une vie froide comme le marbre d'un tombeau.

 

Une solitude infiniment triste.

 

Savourons notre bonheur d'être heureux. Il s'agit d'un luxe inestimable.

 

 

 

  Allez, ICI un petit cadeau : un tuto beauté, parce que nous le valons bien