Erzavkabum

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dealers de shit

Publié par poubelle sur 4 Décembre 2012, 09:31am

 

 

 

(Un petit peu colère ....)

Revue de presse sur les politiques nouvelles des directeurs de chaînes télévisuelles.

La majorité des français rétribue une taxe audiovisuelle chaque année (dès lors que l'on possède un petit écran, même si l'on ne le fréquente guère ou en moniteur). Le grand désert des programmes est de plus en plus effrayant. S'imposent de plus en plus des émissions plus hallucinantes les unes que les autres, semblables entre elles, des reportages policiers, promotionnels sur les corps de métiers sécuritaires, dans une ambiance tendue, paranoïaque de guerre civile, et des rediffusions de rediffusions en infusions de perfusions.

Les chaînes privées sont sponsorisées à gras profits par la publicité invasive tandis que le groupe France Télévision a laissé se privatiser une de ses chaînes par une famille d'animateurs, les dynastiques Drucker et par un sans -gêne Ruquier.

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Ce même groupe fait de plus en plus le choix d'une politique concurrentielle avec les chaînes-poubelle (celles où des pauvres jeunes paumés ou attardés, triés sur le volet, se tirent le piercing pour générer un loisir auto-érotique avachis sur un sofa, en attendant de savoir qui de laquelle Brandon, totalement gominé, "va se la faire" entre Sandy sensée par son 100C, Coray la vamp de camping et Jessica l'orque en string. Susssssssssspense). 


(Au hasard, ici. Il est plus prudent de prendre un guronsan avant de visionner...)

 

Nette impression que le postulat de ces formats soit l'infinie créativité de la "parade nuptiale"; le coïtus cogitum de Brandon - pendant qu'on explique actuellement aux enfants, pour endiguer une dérive de civilisation, que les femmes ne sont pas des vases, que les hommes n'ont pas cinq mais quatre membres et ne sont pas tous des "mâles dominants".


La cage aux cons fait plus d'audience à l'audimat et ça donne le ton pour l'ensemble. Pourtant, les formats documentaires et culturels, ressourcés, inédits, sont nombreux, mais ils sont relègués à des créneaux marginaux, voire nocturnes. Aucune mission d'ouverture. Peu foison de choix, de polyculture. Les annonceurs font les programmes comme les actionnaires font de l'économie sa température.


Après la presse écrite, le petit écran a saboté son outil et son contenu en diversifiant de mieux en mieux par le pire, en rejoignant la trash-picture. 


Ne payons plus cet impôt de redevance, qui encourage la cagole, la molle en pot sélectionnée sur concours, les Plus belle la vie et consorts qui envahissent la cathode dès qu'on ose dérouler l'écran pour d'autre type de divertissement.

 

Et lire les propos de ce responsable de chaîne, qui s'arrange d'une phrase "on répond aux attentes du public"... Non. Le public subit, passif et c'est ce qui génère du profit. Ce qui est très différent.

En coulisses, ces Tycoons se moquent du public, qu'ils résument à trois lettres.

Ils s'offusquaient naguère du mépris de Le Lay, pour finir idem par traire les mêmes vaches à lait.


 

Requiescat in pace

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