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Note du 9 octobre 2014

Publié par Katia Jaeger sur 9 Octobre 2017, 07:27am

Mouvant, émouvant. Un passage de choses, mille choses. On le perçoit nettement par nos enfants, par les temps de chaque jour, omniprésents, s’empèsent, jusqu’à des sortes de néant. Passages de sens. Les mythes changent de place, les Dieux changent de formes, vieilles icônes éventrées par leurs fils. Les vieilles manies de domination une a une déclinées, éconduites. La mise à mal des genres, nébuleuses de catégories, catalogues de nostalgies, se transforme en derniers fiefs qui forcent l’empathie et quelques sites de gênante pitié. Des sentiments nouveaux qui forment des visages de tendresse, mais avec l'adresse d'une grande distance vitale et existentielle.

On vit mieux et l'on meurt moins con quand on s'intéresse au monde.


Nos enfants, innés d’eux, ont cette tendre sympathie, une véritable sollicitude pour ces vieilles figures, le modèle anti-modèle qui les a élevés, font d’eux, sans insolence, sans obéissance. Ils n'entrent pas scène par un jeu forcé. Font d’être, qu’ils soient. Incarnés et vertébrés, connaissent la part des songes et la part des restes. Ils ne l’ont pas appris, ils le savent.
Qu'une vie ne suffit pas pour être au faîte de soi-même, encore moins de toute nature des conditions humaines.

[Ere 360°, qu'ils disent.
360° ou l'art statique du sur-place.
L'homophobe manifeste de n'être pas concerné, le misogyne parle d'un sexe qu'il ne connait pas, les politiques, "plébophobes", font virtuose leur mépris des citoyens, le religieux lové dans le laïc athée, etc.
Le monde claudique en cloche-merle mondialisé, hier de villages en vallées, aujourd'hui dans le repli des plis des rancunes depuis les Templiers, que nous expliquent des missionnaires, des légionnaires et autres experts en morgue patentée.

Dégagez la tribune.

Si on ne peut pas faire la paix avec ce qui nous est arrivé, on mettra toujours en guerre ce qu'on n'a pas compris.


Rendez-nous ceux qui savent aimer ce qu'ils ignorent et partagent le bien immatériel des réjouissances et du respect.]

Les civilisations ont des frontières floues, abstraites, qu’ont marqué à leur territoire armé, les forçats idéologues, qu’ont voulu faire leur, entière, les sombres et butors. Voici que ceci vole, les chemins artificieux des causes artificielles, occis d’eux-mêmes, leurs fascinations libidinales et mortifères dissoutes aux sucs du corridor sans issue. Même, même, ceux qui s’agitent encore de gestes, manipulent les fils, crèvent, baudruches, sous le vent soudain d’un seul petit mot, poli au grain fin.

[Tout est d'allure "Narkozy", Napoléon est un symptôme, il n'est rien d'autre qu'un comportement, une mimique des temps que tous optent d'adapter, à différents niveaux. Il est exemplaire de nos caricatures (devenu symbole à notre insu, sorte d'omnipote omniscient envahissant). Mascotte, marotte de notre crépuscule : c'est ainsi pour ainsi dire pour ça, peut-être, qu'il fascine autant qu'on le déteste].

Il restera de ça, ces quelques millénaires d’entre deux, c’est certain, quelque chose que l’on inscrira, dans quelques siècles, au cycle du cercle polaire d’une sorte de paléontologie humaine, une phase probatoire des tentatives et d’attentats. Il restera de ça, de tout ceci, soigné et gardé précieux dans le ventre des musées. Il restera de ça, ça a compté, c’est énorme d’avoir compté, qu’il en reste des restes ; il arrive ce qui peut, autrement, s’en faire un demain, par-chemin.

[et] Ça a commencé. Pour ce qui est du vieux monde, ce n'est plus qu'un mausolée.

Super lune de 2013

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