Etzivakibarum

Le monde tourne

1 Février 2017, 13:44pm

Publié par Katia Jaeger

Les choses changent. S'en réjouir. Une civilisation se termine. Celle des pouvoirs condescendants, des puissances hautaines, irréelles.

Quelque chose insiste, s'entête. Contre. C'est net et c'est doux aussi.

Les hordes seraient cruelles à l'égard de cet homme. François Fillon. Mais, il s'est saboté tout seul. Par son programme déjà, vieux comme un obscur empire. Puis ces affaires en gigogne où il empire son cas, chaque heure, tout seul comme un grand, l'adorateur du veau d'or.

L'image de l'Etat et du peuple qu'ont ces politiques est éloquente. L'image qu'ils ont d'eux–mêmes, de leur intouchabilité, est violente, l'image qu'ils ont du monde est hallucinante.

Les hordes sont par définition cruelles, elles ne vont pas se gêner. C'est facile : c'est énorme, sans effort. Aujourd'hui Fillon, demain un/e autre. Tout est énorme. De Trump à Penelope en passant par Le Pen.

Sérieusement, quelque chose du fond se défait. En être aise. Le réenchantement de l'humanité, la reprise de la place, de l'institution citoyenne. La conscience populaire, la solidarité mondiale, l'histoire, non plus comme Roman national mais pour passerelle de sens, de la mémoire à l'expérience, des journalistes lanceurs d'alerte, des nouvelles générations affranchies des superstitions, ...

Un vieux monde disparait. Un printemps arrive. J'ai hâte d'y être.

Peine vs Hope