Erzavkabum

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L'étoile noire

Publié par Katia Jaeger sur 11 Janvier 2016, 13:38pm

Il sentait la poussière spectrale de lui, mercredi soir. Epitaphe / épiphanie. Disparaître d'une disparition. Documentaire distrait, ponctué de spoils. Seul lui savait faire ça de sa date anniversaire. Grandiose de sa constellation. Mystérieux jumeau de l'énigmatique linceul de son deuil. Le faire encore. Une dernière fois.

Je n'étais pas fan, mais j'aime le tourment qui le rendait si pointilleux avec l'exigence.

Stardust from Life on Mars. Bon voyage, Ziggy.

Aujourd'hui, mardi 12 janvier 2016 - 10h30

Hier midi, à cette nouvelle, un instant je n'y ai pas cru. Je l'avoue. Même si sa mort rôdait, palpable, dans les documentaires diffusés la semaine dernière à l'occasion de la sortie de son dernier et ultime album. Mais un canular de cette envergure aurait été de mauvais goût. Puis les hommages. Forts. Et des hommages comme si l'on n'aimait les êtres qu'une fois morts.

Se faire l'expérience de quelqu'un. Lorsqu'il meurt, et dont on ne connaissait que son oeuvre de célébrité –puisque pour la plupart d'entre nous il n'était pas un proche, c'est aussi se faire expérience de la personne, de son travail, du personnage. La mort consterne toujours, à sens unique. Elle fait cette importance d'un être que lorsqu'il a franchi son seuil. David Jones laisse à Bowie ce qu'il a fait de son vivant : de quoi pouvoir le (re)découvrir. Même sans tout aimer, s'en faire l'expérience. Et je l'en remercie.

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