Erzavkabum

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double face

Publié le 25 Avril 2014, 11:15am

Doublefaced

Sebastian Bieniek

 

 

Janus avait deux faces, l’une solaire, l’autre lunaire, chacune gardienne des portes de son temple à Rome.
On perçoit dans l’œuvre de Sebastian Bienick l’esprit bipolaire de la divinité Romaine ; plusieurs facettes de la nature humaine.

 

 

L’artiste joue avec l’illusion, les différentes lectures possibles d’un même sujet, l’observation de ses complexités multiples. Rien n’est plus énigmatique et fascinant qu’un visage humain, et selon qu’il traduit d’expressions mobiles ou plus introspectives (stoneface), on y lit le lit de l’esprit.
Dans la série intitulée « doublefaced », Sebastien Bieniek réalise un ensemble de portraits troublants, déclinés sur des gammes d’expressions stoïques avec des modèles vivants. Des portraits figés en jeu de miroir fragmenté, abandonnés dans leur reflet et des portraits peints de face sur les profils - non sans rappeler certains portraits cubistes. Des portraits souvent livrés au songe, à la tristesse ou à la mélancolie - On pense au Miroir de Janus.

 

 

Ces visages peints sur leur modèle vivant sont mis en scène dans des contextes familiers, quotidiens, prévisibles. Le décalage convoque immédiatement l’insolite, une étrangeté particulière, un plongeon dans une autre dimension. Nul doute qu’ils sont peints, on distingue bien le geste, le trait, la peinture sur le modèle, et cependant ils animent l’illusion d’être vrais, ils nous regardent et nous étonnent, par la symétrie identifiable du visage humain, où s’intègre un détail réel et expressif du modèle. Troublants de dédoublement. L’inconscient prend tout premier degré, ainsi l’illusion est persistante dans le léger conflit entre le trompe-l’oeil et la réalité. On a beau savoir, on se fait avoir à chaque fois.

 

Les portraits « Doublefaced » de Sebastian Bieniek sont très populaires et circulent actuellement autour du monde. Si populaires qu’ils sont parvenus jusqu’à Pharrell Williams qui n’a pas manqué d’en plagier l’idée et le style pour son dernier titre « Marylin Monroe », sans autorisation de l’artiste.

Le thème de Janus est ancien, traduit et hérité en chaque époque de l'Homme. Mais il existe une grande différence entre l'inspiration culturelle et le plagiat à des fins commerciales.

 


Beaucoup d’œuvres artistiques sont prophétiques en ce qu’elles questionnent du monde. Ce qu’illustre, à son insu, le pillage de Pharrell Williams dans sa forme « d’hommage » indélicat pour le travail de Sebastian Bieniek.

 

Une des facettes de la nature humaine…

 

 

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Site de Sebastian Bieniek

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