Grande offensive médiatique
dont le ressort dramatique sent bien bon le lobbying pharmaceutique, le cobaying commercial l'Etat a prévu une largesse juridique aux laboratoires ...
mais, admettons : se faire vacciner en décembre 2009
qu'en sera-t-il à l'automne 2010 quand apparaîtront les nouvelles formes de mutations très agressives de ce virus opportuniste dans un
organisme humain à l'immunité de moins en moins en moins en moins en moins en moins en moins en moins en moins défensive?
je les regarde
trente ans à peine ou un peu plus ou un peu moins
ils sont beaux et se déchirent de bas en haut
et leurs gestes racontent de long en large la liste de l'histoire de l'histoire de leur histoire
je les regarde sous ce gris
elle en rouge, lui en cris
il pleut sur le boulevard
ils pleurent sur le trottoir
seréclamentquelques trop tôt
sereprochentquelques trop tard
ils s'aiment encore
je le vois, même si je ne sais rien, même si je ne sais pas
ils s'aiment encore, ça se sent et c'est triste et ça fait mal
je les regarde,
ils sont beaux, se déchirent de haut en bas
elle le regarde, embuée, enrouée, muette et immobile
il court, il part, s'entête, s'arrête, se retourne, derrière
de l'avant
et semble lui murmurer, tout bas comme une prière "allez, viens ... je t'attends"
je les regarde et de mon voeu qu'ils vont bientôt se rencontrer, un peu plus loin, dans un quart d'heure
et qu'au fond du grand placard de la cuisine de l'Existence, ils trouveront l'Eau de Vie, l'élixir et le piment
... encore un excellent prétexte
pour écouter Madeleine entre deux pages de book
J’emprunterai toujours cette syntaxe bancale, qui ferait sans doute frémir
le plus fin Littré d’entre tous.
C’est ma langue fauve. Je tiens à cette coquetterie de vieillir dignement
indigne.
De respirer en grand et à fond.
Librement primitive.
Un luxe aux pieds nus, à la chaire de ma
chair
(...) Je n’affirmerai rien ou juste comme un pétard mouillé (...), je malaxerai la pâte pour te faire des gâteaux, des pâtés et
des petits personnages drôlement compliqués qui se dressent et s’écrasent de leurs gros pieds.
(...)Prendre matière brute dont on fait les matériaux, ce qui dans la chair porte le noyau.
J’aime les fêlures, les trous, les bosses, les écorchés. Le pull pure
laine à même la peau,
la couture qu’on cache à l’envers, le fil qui
dépasse,
et même la crotte de nez qui pend à son insu au promontoire nasal du
pédant
et aussi, ce qu'on dit fort, ce qu'on dit dur parce que c'est doux, mou,
tout fragile dedans.
(...) animal à la naissance de nos petits chaos d’infirmes ; à nos usages de société.
(...)Te donner
quelques petits bonheurs baroques et blancs, simples ou touffus qui te mordilleront les oreilles.
Et tout ce qui fait la peau douce, même griffu.
loin, longtemps, là-bas
revenir plus tard, un jour lointain sur la terre natale
la quitter, avant, sans esquive, avec les siens
sur l'esquif d'un grand large la regarder, plus belle de loin
vivre sous un ciel plus clément
peu importe lequel, finalement
un endroit de lenteur où l'on prend son temps d'être soigneux
Ailleurs n'est pas mieux, mais Ailleurs ne s'est jamais vanté d'être le Meilleur
ce qui déjà est mieux que meilleur peut-être
Ce jour,
la journée contre la violence faite aux femmes pour promouvoir 2010 l'annéecontre
la violence faite aux femmes ...
et toutes les violences verbales, psychologiques faites aux femmes, l'air de rien, dans la rue, au travail, à l'école, dans les ministères, à l'Assemblée, tous les jours et dans les
blagues. Ces croyances pathologiques ; le détournement du corps féminin pour les enclaves publicitaires : vendre une voiture, des produits bancaires, de la lessive, du
chocolat
lieux communs, l'air de rien
ère chrétienne, siècle vingt et un ...
l'incroyable histoire de cet homme en Belgique, supposé être dans un coma profond et qui au fond de lui, au fond
du lit, durant vingt ans, entendait tout, ressentait tout, criait, hurlait à l'intérieur sans que nul ne puisse l'entendre
"Tout ... Je n'aurai pas tout vu avant que cela disparaisse. Partout. Je suis allée partout. Je ne suis pas allée partout, mais j'ai l'intention de le faire. Au bout de la terre. Mais il y a de l'eau, Ô mon coeur. Et du sel sur ma langue. La fin du monde. Ce n'est pas la fin du monde"
à la fin de la fin de Moi, etcetera de Susan Sontag
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